Si vous vendez du miel, il vous faudra vous plier à la loi en vigueur. Petit tour d’horizon sur l’étiquetage du miel.

Les Mentions obligatoires

Sur votre étiquette, ces données doivent absolument apparaître. Vous ne pouvez pas y couper :

  • La dénomination de vente
  • La liste des ingrédients
  • La date de durabilité du produit
  • Le nom ou la raison sociale et l’adresse du fabricant, conditionneur ou vendeur
  • L’indication du lot de fabrication
  • La quantité nette
  • L’indication du pays d’origine

La dénomination de vente

C’est le nom de votre produit : Miel de fleurs, miel de miellat, miel en rayons, miel filtré… Elle peut être complétée par des indications portant :

  • Sur l’origine florale ou végétale : miel d’acacia, miel de châtaignier…
  • Par l’origine régionale, territoriale ou topographique : miel de forêt, miel de montagne…
  • Par des critères spécifiques de qualité : miel de forêt, miel crémeux…

Attention, cette mention ne doit pas être de nature à induire l’acheteur en erreur sur les qualités du produit. Allez au plus simple.

Si votre miel est filtré, la mention « miel filtré » doit apparaître obligatoirement.

Liste des ingrédients

Elle n’est pas obligatoire pour le miel, puisque c’est le seul ingrédient de votre produit, mais la composition des miels polyfloraux peut être signalée (miel de lavande et miel de thym par exemple). Vous devrez en revanche indiquer les ingrédients et leur pourcentage dès lors que vous faîtes un mélange miel/pollen, miel/propolis…

Date de durabilité

La DLUO (date limite d’utilisation optimale) doit être indiquée. Vous pouvez utiliser la mention « A consommer de préférence avant fin » puis en indiquant le mois et l’année lorsque la durabilité est comprise entre 3 et 18 mois ou seulement l’année lorsque la durabilité est supérieure à 18 mois. La norme admise pour le miel est de 18 mois après la mise en pot, mais vous êtes libre de cette date, tant que pouvez garantir que le produit ne s’altère pas pendant la période.

La norme pour le miel est la DLUO. Elle n’a pas le caractère impératif de la DLC (date limite de consommation). Une fois la date passée, le produit peut avoir perdu tout ou partie de ses qualités spécifiques, sans pour autant constituer un danger pour celui qui le consomme.

Nom ou raison sociale

Vous devez indiquer votre nom, ainsi que l’adresse de l’exploitation ou a été produit ou conditionné le miel.

Indication du lot de fabrication

Indiquez le numéro de lot du miel conditionné. C’est utile en cas de problème suite à la consommation du miel. C’est le moyen d’avoir une bonne traçabilité du produit. Elle peut être remplacée par la DLUO lorsqu’elle est exprimée par le jour, le mois et l’année.

Quantité nette

Elle doit être exprimée en grammes (poids net).

Indication du pays d’origine

Le ou les pays d’origine doivent être indiqués sur l’étiquette : « Origine France », « Récolté en France », « Mélange de miels originaires de la CE », ou encore « Mélange de miels originaires et non originaires de la CE ».
Le miel peut être désigné par le nom de la région géographique ou topographique, sous réserve d’être produit exclusivement dans la zone indiquée dans la désignation.

Les expressions « miel toutes fleurs », « miel mille fleurs », « miel crémeux », « miel liquide », « miel de terroir », « miel de pays » ne sont pas admises en tant que dénominations de vente. Elles peuvent être utilisées seulement à titre de mentions informatives.

Le cahier de miellerie

Il sert à enregistrer les données sur les lots de miels produits ou autres produits issus de la ruche récoltés et commercialisés qui  permettent d’établir un lien entre chaque étape d’élaboration du produit et entre chaque opérateur de la filière (apiculteur, coopérative, conditionneurs, revendeurs…).
Il permet le suivi de l’origine et du devenir du produit jusqu’au client dans le cadre du règlement 178/2002 pour la traçabilité agroalimentaire ou des démarches qualité.

Quelles informations enregistrer ?

Pour chaque lot, ces informations doivent y figurer :

  • Origine du produit : rucher(s), origine(s) florale(s).
  • Date de récolte.
  • N° des contenants (maturateurs, fûts, seaux…) constituant un lot.
  • Quantités de miel.
  • Dates des opérations effectuées (conditionnement…) et de sortie (date de livraison et/ou de facture).
  • Identification du client professionnel en cas de vente en fût ou à un détaillant.
  • DLUO (et éventuellement date de mise en pot).

Le numéro de lot peut être remplacé par la DLUO exprimée en jour, mois, année, comme sur l’étiquette.

Le support est libre, format papier ou informatique. Un simple cahier fera l’affaire. Vous devrez conserver ces informations sur une durée de 5 ans.

[Cet article est très largement inspiré du travail du Ludovic Delacour pour le CETAPI de Mayenne, merci à lui]